Race relativement récente dans le paysage félin français, le Norvégien, aussi appelé Chat des Forêts Norvégiennes, fait partie de cette catégorie des très grands chats qui allient puissance et raffinement. Sa beauté rustique et son caractère serein lui assurent un succès croissant auprès d’amateurs de plus en plus nombreux.
D’hier à aujourd’hui
Les premiers chats scandinaves ont sans doute été rapportés du Moyen-Orient par les Vikings qui avaient besoin de défendre leurs cargaisons contre les rongeurs. Il est fort possible que certains de ces petits félins avaient déjà le poil long ce qui les protégea quand ils durent affronter les rudes hivers nordiques. Rapidement, ces animaux furent assimilés par la mythologie scandinave et l’on raconte que la déesse Freya, pour tirer son char, possédait un attelage de puissants chats à poil long.
A partir du XVIe siècle, les références littéraires aux chats nordiques sont constantes et l’on devine que, bien que commensaux, ils occupent une place importante dans le cœur des Scandinaves. L’élevage du Norgégien ne débute pourtant qu’à la fin des années 1930 avec la rédaction d’un premier standard, avant de retourner dans l’oubli jusqu’en 1960.
A cette époque, quelques passionnés estimèrent que cette race traditionnelle était mise en danger par la prolifération de chats européens à poil court. En 1963 est fondé le « Norvegian National Association of Pedigree Cats » dont les membres partirent sillonner la campagne pour dénicher des chats à demi sauvages qui, selon des critères très stricts, allaient servir de base à la race norvégienne. Celle-ci est finalement reconnue par la FIFé en 1976 sous le nom de « Skogkatt », littéralement « chats des forêts ».